Maha Chai

Mai Khao

Erawan

SIAM GRAND

Erawan

Mai Khao
Maha Chai


   
 
 
 
Son histoire:


Introduction :
Si l'Afrique nous a donné le Rhodésian Ridgeback, un autre continent, vaste, aux ethnies multiples, riche de ses diversités culturelles, offrit à l'humanité un second Ridgeback.
 
 
L'énigmatique Asie et le sybillin Thaï Ridgeback
Le peuple thaï marqua l'histoire du sud-est asiatique par son hégémonie, ses déplacements en divers contrées. Fort naturellement, à l'instar de tout groupe social, les Thaïs pactisèrent avec l'espèce canine. Ils s'accomodèrent, puis sélectionnèrent un ensemble de chiens afin d'en fixer des critères, des qualités.
Le Thaï Ridgeback était né ; depuis de nombreux siècles, ce ridgeback est enraciné dans la culture thaï ; sa morphologie, tout comme son histoire, témoigne et se perd dans la nuit des temps asiates.
Les origines :
Le Thaï Ridgeback, comme le mentionne le standard, n'a certes pas évolué de façon importante depuis 400 ans, et ce, en raison de la difficulté d'accès des régions de l'Est de la Thaïlande et aussi d'une remarquable adaptation aux activités humaines.
 

C'est en Chine que l'on trouve le berceau du peuple thaï, depuis les régions du Sud-Est, le Guangdong et Guanxi., dont les populations se répartirent dans ce qui est la Thaïlande actuelle, le Laos et la Birmanie., C'était les Syems, les Siams. Ils rencontrèrent les Khmers (Cambodge), les Indonésiens, les Funans.
Les Thaïs migrèrent jusqu'au Nord-Est de l'Inde ; les Indiens eux-mêmes investirent le Sud-Est asiatique. Aux affrontements initiaux succédèrent des échanges culturels, commerciaux. Nous pouvons facilement imaginer que, déjà, dans ces temps reculés, les hommes domestiquèrent les chiens et qu'ils les mélangèrent tout naturellement, ou bien que ces chiens se métissèrent de façon anarchique. Dans un cas comme dans l'autre, la racine d'une nouvelle race canine se profilait. Légitimement, une possibilité reste d'un Thaï Ridgeback issu des chiens syems, indiens, khmers.
 
 
Utilisation :
Les configurations géologiques et les conditions climatiques du pays thaï imposèrent à ses habitants une vie des plus dures.
Les Thaïlandais pratiquaient depuis les temps anciens la culture sur brûlis, la culture du riz. Mais si l'agriculture permet la subsistance, l'apport en protéïne animale est infime. Le bétail est servil, précieux, apte à toutes les tâches. Aussi, un chien domestiqué, pour aider à rassembler le bétail, à se procurer du gibier en terrain découvert ou dans la jungle, s'avéra nécessaire.
Ce chien contribua à chasser le daim, l'ours, ou encore l'éléphant. Les Thaïlandais, peuple courageux, n'hésitaient pas à s'attaquer aux puissants animaux.
On ne peut s'empêcher de penser aux terriers du Congo (l'actuel dandy : le Basenji) des tribus d'Afrique centrale. Les aptitudes recherchées, considérant les conditions de vie, furent semblables.
 

Le format, moyen, mais construit puissamment, sans lourdeur, laissant deviner l'endurance et la rapidité, reflète bien les aptitudes à la chasse aux grands gibiers, tant souhaitées par les Syems.
C'est un rustique, un vrai chien primitif, au sens noble du terme.
 
 
Ce Ridgeback témoigne donc d'une grande adaptabilité au milieu et aux exigences humaines ; son dynamisme, sa vivacité, sa pugnacité aussi, permettent son utilisation en tant que gardien.
On retrouve gravés, au détour des ruines des belles cités du passé glorieux, des chiens accompagnant, dans leurs déplacements, des commerçants, des dignitaires ; parfois même, ils servirent de bouviers !
Actuellement, il reste avant tout, en Thaïlande, l'animal de compagnie d'une famille (voire d'un seul maître, comme nous le verrons), un bon gardien et un chasseur occasionnel.
 
 
Aspect général :
Assurément, notre "Siam" renvoie à une esthétique logique, naturelle (sans sophistication inutile) du chien primitif ; fonctionnalité avant tout.
La tête a une expression déterminée, un regard franc, un port d'oreilles, portées droites, permettant une juste compréhension des attitudes (mise en alerte à la chasse, à la garde, soumission, etc ...), un museau long, aux mâchoires puissantes.
A la chasse ou à la suite d'une agression, le Thaï Ridgeback peut se révéler mordeur.
Comme nous l'avons déjà dit, le Thaï est de format moyen ; point d'exagération en taille, en poids. Il faut un chien qui puisse se faufiler dans la jungle épaisse, entre les pattes des éléphants, sauter les ravines, les monticules de branchages, au-dessus des herbes hautes pour se situer, repérer, suivre une bête traquée.
 

Son modèle permet une grande endurance, et, conjointement, nervosité et mobilité.
En terrain découvert, ses couleurs de robes (fauve uni à bleu uni) sont de type camouflage. La terre noire des cultures sur brûlis, les herbes hautes et sèches de la savanne, ont influencé, bien évidemment le choix des teintes.
Le poil ras est très pratique contre les salissures et les parasites, et suffisant contre la chaleur et l'humidité.
Un dos un peu plus long que la hauteur au garrot, des angulations raisonnables, une poitrine profonde, avec des côtes modéremment cintrées, une musculature sèche : tout contribue à un chien solide, ne sacrifiant pas aux artifices. Du bon sens !
Ces termes, nous pourrions les employer pour un autre Ridgeback (dont il serait "cavalier" de lui assurer un quelconque cousinage !) : le Rhodesian.
Pour ces deux magnifiques races, la justesse, l'équilibre (encore une fois, le bon sens) manifestent d'une sélection attentive, raisonnée, où la seule décision pour une esthétique exclusivement "artistique" a été de conforter la présence d'une crête dorsale. 
 
 

Education :
Ainsi que nous le devinons, le Thaï Ridgeback, de par ses fonctions, a un tempérament affirmé.
Il chasse en pistant, forçant, apparaissant mordeur, sur le gibier. Il est distant envers les étrangers, parfois exclusif avec son maître, un peu "sauvage". Il possède le sens du territoire ; la cohabitation avec d'autres chiens peu s'avérer ardue !
En conséquence, une éducation menée en douceur, finesse, subtilité, s'impose. Il ne faut pas braquer l'animal ! Il sera nécessaire de le sociabiliser, faute de quoi, il lui deviendra difficile de vivre avec l'être humain, de le côtoyer et cela pourra l'amener, selon l'individu, à une crainte délicate à maîtriser, ou bien à une agressivité latente contribuant à en faire un animal dangereux, malgré sa relative corpulence.
 
 
Une éducation de base, l'accoutumance aux autres chiens, solutionneront de probables déboires.
Fréquenter des clubs d'éducation sera un véritable soutien.
 
 
Alimentation :
Alimenter un Thaï n'est pas un problème ; le chien est rustique !
Comprenons qu'en pays "Siam", la frugalité est synonyme de survivance assurée.
Opter pour une alimentation ménagère ou bien industrielle n'est qu'une affaire de choix. Mais il est vrai qu'en cette fin de XXème siècle, la facilité d'utilisation, la rapidité de distribution de rations, conditionnent de nombreux propriétaires à choisir une nourriture de type industriel, éventuellement de type "premium".
 
 
Si l'on s'en tient aux aliments préparés, force est de suivre les conseils mentionnés par les fabriquants. Ils sont généralement judicieux ; ils prennent en compte la taille, le poids, mais aussi la vivacité d'une race canine.
Bien sûr, cela ne va pas sans surveiller la prise de poids et la croissance de votre chiot.
Par ailleurs, le Thaï, n'excédant pas les 55 cm environ, ni la trentaine de kilos, aura une croissance rapide : vers 8 mois, il atteindra l'essentiel de sa taille.
 
 
Dans le cas d'un souhait de nourrir ce Ridgeback adulte traditionnellement, prévoyez viande, légumes, riz, poudre d'os, huile. Prévoyez les quantités en fonction de l'activité et de l'âge du chien ; approximativement :
 
  
400 à 500 gr de viande boeuf, éventuellement légèrement cuite ;
200 à 250 gr de riz ;
100 à 200 gr de légumes ;
minéraux complémentaires ;
huile ;
eau à disposition ;
à donner en deux repas, matin et soir, et à faire suivre d'un repos lors de la digestion.
Si vous vous décidez à nourrir votre chiot à l'aide de rations ménagères, prévoyez un suivi alimentaire avec l'aide de votre vétérinaire.
 
 
Santé :
Le Thaï n'est pas un chien fragile. La fiabilité physiologique, du métabolisme, est absolue.
La race ne semble pas plus sujette qu'une autre aux maladies canines habituelles. Aucune prédisposition particulière n'est recensée à ce jour.
Les vaccinations ordinaires, administrées dès le plus jeune âge, puis régulièrement, éviteront les principaux maux.
Une alimentation saine (pas de reliefs de table !), équilibrée, durant la vie entière du chien, lui garantiront une vie longue et tonique, source de joie partagée entre votre Thaï Ridgeback, votre entourage et vous.
 

Le Thaï Ridgeback en France :
L'élevage en France est inexistant en 1997 ; environ 3 chiens sont inscrits au LOF.
Parfois nous est-il permis d'en découvrir, lors d'expositions canines. En 1995, deux Thaï Ridgebacks étaient présents au championnat de France à Longchamp (Paris). Cette année, en 1997, un Thaï Ridgeback est inscrit au Dogshow de Bruxelles, de même au CACIB de Mâcon ; peut-être est-ce là une amorce de sa présence dans notre pays.
en 2005 la situation demographique ne semble pas plus probante...



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